Le sport au féminin : laissons les clichés au Vestiaire

Il y a quelques mois, je vous avais présenté quelques sportifs de l’équipe de Norske Skog Golbey, à l’occasion de la Journée Internationale du Sport. Les collègues ayant répondu à mon appel étaient principalement des hommes, normal, puisqu’ils composent au moins les 3/4 de notre effectif !

Mais puisqu’une journée est dédiée au sport féminin, nous allons rétablir la parité aujourd’hui, 24 janvier, dans le cadre de la Journée Internationale du Sport au Féminin. Merci Florence, Laurence, Aurélie, Yannis et Claire d’avoir accepté de témoigner et d’avoir montré la pluralité des sports au féminin !

Florence pratique le Volley en Club avec ses filles

Qu’est-ce que t’apporte le Volley ?

Ce sport m’apporte de la confiance en moi, de la détente et du défoulement.

Pourquoi apprécies-tu ce sport ? 

C’est un sport d’équipe : si on gagne, c’est grâce à l’équipe. Si on perd, c’est toute l’équipe qui est responsable.

Comment gères-tu ta pratique au quotidien ? 

C’est pas toujours simple… il faut souvent jongler entre les entraînements, les matchs, le travail et le rôle de maman ! Je pratique le volley avec mes filles, alors ça aide. Et puis, on vit dans une région où on commence le travail tôt le matin, mais du coup, où on ne finit pas trop tard. Ce qui permet d’avoir une activité sportive après le travail.

Que dirais-tu aux femmes qui aimeraient se mettre à ce sport ?

Au Volley, on partage des valeurs de solidarités, d’entraide, de soutien. Chacun a son rôle, tout le monde doit être coordonné. C’est un peu ce que je retrouve au travail avec mon équipe ! Bon et puis, j’avoue que ça nous arrive souvent de faire une 3° mi-temps !!!!

Laurence marche plus de 2400 km /an !

Qu’est-ce que t’apporte la marche ?

Cette pratique me fait un bien fou : je m’aère le corps et l’esprit et pour moi qui suis d’une nature stressée, c’est indispensable. Nous découvrons parfois des paysages qui nous laissent sans voix, c’est magique et ça crée de véritables liens. Ça nous fait prendre conscience du bonheur ressenti au moment présent, ne pas penser à plus tard, juste se dire que c’est Ici et Maintenant  et qu’il faut en profiter !

Comment es-tu arrivée à pratiquer la randonnée ?

J’ai d’abord commencé à courir avec ma sœur, tous les samedis matin : c’était notre rituel. Et puis ma sœur s’est blessé au genou et pour rester solidaires, nous avons décidé de remplacer le jogging, par la marche, moins contraignante pour les articulations, mais tout aussi bénéfique ! Petit à petit, marcher est devenu une évidence, un besoin, un mode de vie.

Comment gères-tu ta pratique au quotidien ? 

Je me lève tous les jours très tôt et je vais marcher une heure avec une amie, qui est veuve depuis un an et à qui ce créneau a apporté beaucoup de réconfort. Il fait encore nuit quand nous partons, mais comme nous sommes parfaitement équipées, rien ne nous arrête, ni le froid, ni le vent, ni la pluie, ni la neige. Lorsque je rentre, je suis en pleine forme pour attaquer ma journée.

Il m’arrive aussi de marcher le midi avec des collègues ! C’est tellement sympa d’échanger, débriefer, partager…

Le week-end, nous sommes un groupe de 4 filles dont ma sœur et 2 amies. Nous marchons alors plus volontiers dans les forêts d’Archettes.

Que dirais-tu aux femmes qui aimeraient se mettre à ce sport ?

La marche est un sport complet, elle est recommandée chez les personnes sédentaires. Grand nombre de maladies chroniques sont favorisées par l’inactivité physique : le premier traitement de l’hypertension artérielle modérée, du diabète de type 2, de l’obésité et des dépressions légères à modérées reste la marche. C’est simple, peu onéreux et on peut le pratiquer n’importe où !

Un gros challenge sportif à nous partager ?

Lorsque je serai en retraite, j’espère pouvoir parcourir les chemins de Saint Jacques de Compostelle. Cet entrainement quotidien me permet de l’envisager sans appréhension. J’espère avoir l’opportunité de réaliser ce projet, ça me tient vraiment à cœur !

Aurélie retrouve l’équilibre avec le Roller

Qu’est-ce que t’apporte le roller ?

Le sport en général permet de se sentir bien dans son corps et surtout dans sa tête. A mon sens, la pratique du roller est particulièrement centrée sur l’alignement “corps et esprit” : sentir son centre de gravité, travailler son équilibre, tout cela en roulant, avec une sensation de liberté omniprésente.

Le roller me permet de lâcher prise, de faire sortir beaucoup d’émotions et aussi (surtout) améliore la qualité de mon sommeil 😊

Pourquoi apprécies-tu ce sport ? 

Le roller permet d’apprendre en s’amusant beaucoup. C’est un sport qui s’adapte bien à ton humeur du moment : je peux aller vite, faire de la vitesse ou alors je peux juste me promener. Comme diraient les enfants de la session dont je m’occupe : “Rouler c’est fun,  c’est presque voler, on se sent libre” !

Comment gères-tu ta pratique au quotidien ? 

A Vandoeuvre-les-Nancy, le club Roller Skating Vandoeuvre (RSV54) propose les soirs, des cours ouverts à différents niveaux adultes mais également aux ados et aux enfants. Tous les vendredis soirs, j’anime avec beaucoup de plaisir le cours « Famille » en binôme avec Claudine. Il s’agit d’un cours pour les enfants âgés de 5 à 9 ans, accompagnés de leurs parents.

Un succès à partager avec nous ?

J’ai commencé la pratique du roller en 2018. Un an plus tard, j’ai participé et terminé mon premier marathon de Paris en roller !

Yannis : le tandem père / fille

Témoignage :

Je fais beaucoup de VTT seul, en forêt. Depuis des années, j’essaie de convertir ma compagne à cette pratique. Un jour, ma fille a dit qu’elle aimerait essayer le tandem avec moi. C’est très rare le tandem en forêt, car du fait du poids, on roule extrêmement vite. C’est un avantage en descente, mais c’est aussi plus dangereux. Ça demande de faire confiance à l’autre, ça requiert de la complicité et de la compréhension. Nous avons développé tout un langage à base de codes pour que ma fille sache comment se comporter lorsqu’il y a une racine, une bosse, une branche, une pierre… C’est un sport peu commun, mais qui rapproche énormément ! C’est lorsque nous roulons que ma fille me raconte ses petits secrets… Elle a d’ailleurs tendance à profiter des grosses montées pour me dire ses “mauvaises” notes. Ce sont des moments privilégiés, extraordinaires que je souhaite à tous les parents. Pouvoir partager un sport avec ses enfants, ça créé des souvenirs et des liens pour toute une vie. Même maintenant qu’elle est partie faire ses études, nous restons proches. Désormais, je tente de convertir ma compagne au tandem, et je cours avec ma seconde fille, pour créer des liens forts avec chacune d’elles !

Cyrielle et les sports de combat

Qu’est-ce que t’apporte le Karaté ?

Le karaté m’apprend à encaisser et à être plus forte. C’est une discipline exigeante qui me permet de me dépenser, d’extérioriser les contrariétés et d’évacuer le stress.

Pourquoi apprécies-tu ce sport ? 

Le karaté est basé sur certaines valeurs auxquelles j’adhère : le respect, l’humilité, le dépassement de soi et l’entraide.

Comment gères-tu ta pratique au quotidien ? 

C’est vrai qu’entre les devoirs des enfants, leurs propres activités sportives, la vie de famille et le travail, il faut être bien organisée (et motivée) ! Mais j’ai la chance d’avoir un entourage très compréhensif, et un Dojo à quelques kilomètres de la maison.

Que dirais-tu aux femmes qui aimeraient se mettre à ce sport ?

C’est une discipline hyper complète qui permet de travailler autant le corps que l’esprit. Pour celles qui appréhendent l’idée de prendre des coups, il existe des disciplines intermédiaires comme le Body Karaté (mouvements dans le vide) et le cardio-boxing (frappes dans un sac de frappe), c’est par ces deux disciplines que j’ai progressivement mis le pied à l’étrier.

Claire, maman de champions de cyclo-cross

C’est vrai que souvent, on voit le sport sous l’angle de la pratique sportive. Pour moi, le sport rime avec famille. Mes fils et ma fille ont tous les 3 accroché au cyclo-cross et ont rapidement eu un bon niveau. Nous avons tous la passion du vélo et nous avons donc la chance de partager quelquefois ce sport ensemble. Ce sont de grands moments de plaisir, et même si je n’ai pas (plus) le niveau, le VAE me permet de continuer à les suivre de temps en temps !

Mais quand tu dis Sport au féminin, je pense aussi à mon rôle de l’ombre. Nous sommes beaucoup de mamans à assurer l’intendance, à les regarder pendant les entraînements, à veiller à ce qu’ils ne manquent de rien lors des compétitions. Nous vivons les victoires ou les défaites, au moins aussi intensément que nos enfants et cela nous suffit. Être présent cimente notre famille, ça resserre les liens et nous permet d’échanger.