
Moselle (rivière) : améliorer l’intégration de nos eaux traitées

Pendant des années, l’évacuation de nos effluents traités se faisait en amont du pont de la RN57, côté du lit peu alimenté.
C’était réglementairement conforme, mais perfectible pour garantir un mélange optimal avec la Moselle.
À la demande de la DREAL et d’associations locales, et parce que c’était la bonne décision, nous avons prolongé la conduite de rejet en aval du pont début août.
Le raccordement a été réalisé le 24 septembre, pendant l’arrêt annuel : pas d’effluents générés pendant les travaux, zéro perturbation inutile.
Résultat : un mélange bien plus efficace avec la Moselle et un rejet mieux intégré dans le milieu naturel.
PFAS : LE sujet qui inquiète et nos réponses claires
Les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) parfois appelés « polluants éternels » sont une famille de composés chimiques à base de fluor, connus pour leur forte persistance dans l’environnement.
Ils reviennent au premier plan : plainte déposée dans les Vosges (Corcieux / Tendon) et enquête judiciaire ouverte pour la Meuse. Les parquets d’Épinal et de Nancy ont confirmé des procédures visant à identifier les causes et les responsabilités de contaminations de l’eau du robinet dans plusieurs communes.
Important à savoir : notre site n’utilise aucun produit fluoré. Notre activité repose sur la fabrication de papiers (journal et carton) recyclés « simples ». Nous n’utilisons aucun additif fluoré, contrairement à certains secteurs spécialisés (papiers spéciaux, traitements de surface…).
Analyses PFAS sur nos boues faites volontairement

Nous avons engagé, il y a plusieurs mois, des analyses spécifiques pour rechercher la présence de PFAS dans nos boues.
Ce n’est pas une obligation réglementaire pour l’instant : c’est un choix volontaire.
Les résultats montrent aucune trace de PFAS et des traces de PFOS et de PFOA à des niveaux inférieurs aux seuils utilisés dans les pays européens autorisant l’épandage agricole.
Autrement dit : nos résultats sont conformes aux référentiels en vigueur dans ces pays.
Par ailleurs, nos boues papetières ne sont pas épandues directement sur des sols agricoles. La grande majorité est valorisée en interne comme combustible dans notre chaudière biomasse, en substitution d’énergies fossiles.
Le solde (minoritaire) est composté, jamais épandu en direct sur les sols agricoles.
Et dans l’eau en sortie de STEP ?
Les analyses montrent :
- Une quantité de PFAS inférieurs aux limites de quantification
- La seule présence mesurable est un résidu d’AOF (Fluor organique adsorbable) de l’ordre de 3 µg/L), proche de la limite de quantification
Ce sont 2 points très rassurants : pas de PFAS détectables individuellement dans les eaux traitées rejetées au milieu naturel.
L’actualité dans les Vosges et la Meuse concerne des activités industrielles différentes des nôtres :
- Matières premières différentes
- Procédés distincts
- Traitements de surface ou additifs fluorés. Ce n’est pas notre cas.
On ne promettra jamais la perfection. En revanche, on peut vous promettre de la transparence, de l’anticipation, et des actes qui parlent d’eux‑mêmes. L’eau est précieuse. La confiance l’est tout autant. On protège les deux.
Une question pointue ? Écrivez‑nous (et oui, même celles qui piquent un peu) : sustainability.golbey@norskeskog.com ou directement auprès de notre responsable Environnement : Cindy WELSCH cindy.welsch@norskeskog.com

