Journée internationale du Climat : notre gestion de l’eau

L’eau est une ressource essentielle. Les sécheresses estivales répétitives de ces dernières années ont mis en lumière cette nécessité de la gérer durablement. En cette journée internationale du Climat, nous vous proposons de faire un point sur la manière dont nous gérons l’eau dans notre usine : ce que nous prélevons, ce que nous rejetons et comment, plus globalement, nous nous engageons pour le futur.

Écrit par

Cyrielle

Responsable communication

Catégorie

Écologie


Partager cet article

Comment Norske Skog Golbey gère durablement la ressource en Eau

Nos prélèvements en eau

 

Les types deau utilises a Norske Skog Golbey

Pour les besoins de l’usine, nous utilisons trois types d’eau :

  • L’eau potable, issue du réseau de la commune de Golbey, pour nos besoins en eaux sanitaires et domestiques
  • L’eau incendie, alimentée par le réseau d’eau brute de l’usine. Notre usine possède en permanence 3 400m3 d’eau prête à être utilisée en cas d’incendie
  • L’eau industrielle, pompée depuis une gravière alimentée par la Moselle et par une nappe fluviale. Cette eau est filtrée et désinfectée puis stockée sur le site, dans un silo de 4 000m3 avant d’être utilisée dans les différents ateliers.

Le processus papetier nécessite de grandes quantités d’eau car la pâte à papier en est constituée à 99%. Pour autant, nous en limitons les prélèvements grâce à des boucles de recyclage de nos eaux internes. Grâce à nos plans successifs d’amélioration continue de ces boucles, nous sommes parvenus à réduire de 27% nos prélèvements par tonne de papier produit (depuis 1999).

Lorsque l’eau devient trop concentrée, elle est traitée dans notre station d’épuration des effluents, puis recyclée de nouveau (25%) ou rejetée à la Moselle. 81% de nos prélèvements sont ainsi rendus au milieu naturel.

En 2020, nous avons mandaté, le CTP (Centre Technique du Papier) pour étudier la faisabilité, pour notre site, de fonctionner en circuit fermé, c’est-à-dire, sans aucun prélèvement ou rejet d’eau. Mais l’étude finale a démontré l’impossibilité pour notre site de fonctionner ainsi.


Nos rejets aqueux

 

Les rejets de Norske Skog Golbey en 2022

Notre Arrêté Préfectoral nous impose des limites de prélèvements mais aussi de rejets d’eau sur un grand nombre de paramètres tels que la température, les Matières en Suspension (MES), la DCO, la DBO5, l’azote et le phosphore (voir ci-contre nos résultats 2022).

Pour bien comprendre, les matières organiques consomment l’oxygène dissous dans l’eau. Si elles sont en surnombre elles engendrent une surconsommation d’oxygène et provoquent l’asphyxie des organismes aquatiques. Il est donc nécessaire de suivre le degré de pollution des eaux, qui s’exprime en Demande Biochimique en Oxygène sur 5 jours (DBO5), et en Demande Chimique Oxygène (DCO).

La qualité des rejets d’eau est mesurée en continu par des capteurs, contrôlée au quotidien dans notre laboratoire. Des organismes externes agréés réalisent des analyses sur des paramètres complémentaires et valident la conformité de nos contrôles internes. Malgré des limites de rejets de plus en plus sévères.

Deux fois par an, un organisme spécialisé mesure l’état écologique de l’eau de la Moselle en amont et en aval de nos rejets, en se basant sur la faune d’eau douce. Jusqu’à présent, ces mesures ont montré que nos rejets n’ont pas d’impact sur la biodiversité.


Nos engagements pour préserver la ressource en Eau

 

Norske Skog Golbey investit 10 Millions dEuros dans notre STEP

En 2024, nous allons produire 550 000 tonnes de papier carton, en plus des 330 000 tonnes de papier journal que nous produisons actuellement. Malgré l’augmentation de plus de 50% des volumes produits, nous nous engageons à maintenir constants les volumes d’eau prélevés et les quantités d’eau rejetée dans la Moselle.

Nous avons par conséquence décidé d’investir 10 Millions d’Euros dans notre station d’Epuration. Les principales modifications apportées seront :

  • La mise en place de deux unités de filtration à disques, au niveau du traitement tertiaire, pour renforcer la capacité de filtration des MES ;
  • La construction d’une seconde unité de Biogaz pour accroître la capacité de traitement de la DCO et de la DBO5. Cette unité permettra également de générer du biométhane que nous injecterons de notre chaudière n°3, en remplacement de gaz d’origine fossile ;
  • La prolongation de la conduite de rejet pour amoindrir l’impact local de nos rejets dans la Moselle

En 2025, nous devrions ainsi parvenir à augmenter le recyclage interne de nos eaux, pour passer de 4 500m3 d’eau recyclée à 11 200m3 /jour.

En cas d’alerte-sécheresse renforcée, pour préserver les eaux de surface, nous serons autorisés, partir de 2024, à prélever une petite partie de nos volumes en eaux souterraines. Cette autorisation, encadrée par un Arrêté Préfectoral, résulte d’une étude hydrogéologique, menée par un cabinet indépendant, ayant démontré l’absence d’impact.

Vous aimerez aussi